C1 9.2Santa Luzia

Superficie : 34 km² pour Santa Luzia

Localisation : Nord du Cap-Vert, à 450 km à l’Ouest du Sénégal

Nombre d’habitants : 0

Nombre de visiteurs :
Usagers : environ 20-30 pêcheurs traditionnels par semaine en basse saison et jusqu’à 80 en été

Ile protégée : oui
Statut de protection marin : AMP partielle autour Santa Luzia

Description générale 

L’île de Santa Luzia et ses deux satellites, Branco et Raso, font partie de l’archipel du Cap-Vert. Ces trois îles sont désertes, et fréquentées majoritairement par les pêcheurs qui vivent dans les îles voisines. L’AMP est très importante pour les populations locales car elle représente une source de revenus majeure dans un contexte de chômage important.
Malgré leur aridité, on trouve sur ces îles une grande diversité d’espèces terrestres et marines endémiques (26 espèces d’oiseaux dont 6 sont endémiques).

Description géographique de l’île

L’ile de Santa Luzia est la plus petite île du Cap Vert. Elle présente les restes d’un appareil volcanique dont le cratère principal correspondrait à la grande baie orientée au Nord. Montagneuse et escarpée, l’île est principalement constituée de manteaux basaltiques, en alternance avec du tuf et des pyroclastes. A l’extrémité Sud, un autre appareil volcanique a donné naissance à un plateau basaltique partiellement recouvert de dunes. De nombreuses formations calcaires sont dispersées sur l’ensemble de l’île ; la présence de certains fossiles témoigne d’une possible origine marine.

Contexte socio-culturel

Le manque d’eau n’a pas permis aux populations de s’installer sur l’île, malgré des débuts d’activités agricoles et d’extraction d’orseille (pourpre française).
Aujourd’hui, Santa Luzia est fréquentée essentiellement par des pêcheurs issus de communautés rurales des îles voisines (Sao Vicente, Santo Antao, Sao Nicolau).
Le contexte social de la réserve est lié directement aux communautés de pêcheurs qui utilisent cette aire protégée. Le niveau d’éducation ne dépasse guère l’éducation minimum du pays. Cela contribue à expliquer le fort taux de chômage, surtout chez les jeunes (l'île de São Vicente a l'un des taux les plus élevés du pays, environ 23%).
On estime que 6 443 personnes dépendent directement ou indirectement des ressources halieutiques de l’AMP de Santa Luzia. 16% d’entre eux sont des pêcheurs artisanaux.

Activités économiques

Le principal secteur économique est la pêche traditionnelle. La direction nationale de l’environnement estime que le revenu mensuel d’un pêcheur est d’environ 195 euros. Cette source de revenus est souvent complétée par de l’élevage, du commerce ou par l’envoi de fonds par les travailleurs ayant immigré.
Le tourisme est perçu comme un secteur à fort potentiel pouvant améliorer la situation des communautés mais il n’y a pas eu de plan stratégique pour l’exploitation touristique de la réserve pour l’instant.

Contexte environnemental

Sur les trois îles, la végétation herbacée domine pour cause de forte aridité ; seuls survivent quelques espèces de graminées, quelques espèces arbustives et une seule espèce arborée (sur l’île de Santa Luzia uniquement) : Prosopis Juliflora.
De par leur place unique dans l’océan Atlantique, les eaux entourant Santa Luzia, Branco et Raso sont un lieu de reproduction privilégié pour de nombreuses espèces marines, dont la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae) et de nidification pour la tortue Caouanne (Caretta caretta). On y trouve également une grande diversité de poissons (environ 88 espèces de 36 familles différentes).
La faible présence de l’Homme fait de ces îles un habitat de choix pour certaines espèces. On y trouve un taux d’endémisme intéressant : le puffin du Cap-Vert (Calonectris edwardsii), l'alouette de Razo (Alauda razae), le phaéton à bec rouge (Phaeton aethereus) et le fou brun (Sula leucogaster).

Enjeux spécifiques

Les déchets échoués sur les plages et les invasifs (rats et chats) représentent une menace pour la ponte des tortues et la nidification des oiseaux marins. Des campagnes de nettoyage et de gestion ont été menées mais les résultats ne sont pour le moment pas assez satisfaisants.
La pêche étant la source de revenue principale des populations voisines, un des enjeux est de protéger cet espace en préservant les ressources halieutiques et d’accueillir dans des campements structurés les pêcheurs qui restent quelques jours sur l’île.

 

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