Détails du programme

 

On retrouve souvent sur les petites îles des paysages remarquables, modelés par l’activité humaine, qui témoignent du lien ténu entre nature et culture, et rendent tangibles des savoir-faire et des pratiques locales. Souvent, ces paysages sont des repères identitaires forts pour les communautés insulaires.

Les monuments naturels et culturels comme les grands paysages, les bâtis emblématiques, (lieux de culte, prisons ou phares...), sont des marqueurs de territoire tant du point de vue physique que culturel. Histoires, coutumes, gastronomies, techniques de pêche ou de construction, musiques, peintures... tous ces savoir-faire immatériels méritent eux aussi, au même titre que des espèces protégées, d’être conservés et valorisés.


Les liens intimes entre nature et culture ont permis au fil du temps de construire les paysages des îles d’aujourd’hui. C’est cet ensemble complexe qu’il est nécessaire d’appréhender avant d’entreprendre tout programme de développement durable sur un territoire insulaire

 

 

 

 

Les problèmes de gestion des déchets, et notamment de la pollution plastique (macro et micro), se manifestent de façon plus aiguë sur les îles car, éloignées des continents et contraintes géographiquement, celles-ci manquent de fonciers de stockage, de moyens financiers suffisants et d’installations de traitement dont la taille critique de rentabilité (financière et technique) est souvent incompatible avec la quantité de déchets générée.

Une mauvaise gestion des déchets peut alors générer des problèmes sanitaires, unedégradation des sols, de l’eau, des milieux terrestres et marins, ainsi que la qualité paysagère, affecter l’attractivité du site et la vie sur l’île.

L’accumulation de déchets peut par ailleurs être aggravée par l’afflux de touristes sur les îles et les variations saisonnières importantes.Plusieurs îles s’illustrent ainsi par des initiatives de réduction des déchets à la source, qu’il s’agisse de déchets déposés sur terre ou venant de la mer.

Sur des îles éloignées du continent, des solutions moins couteuses et contraignantes sont également mises en œuvre comme l’utilisation de petits incinérateurs, le compostage pour les déchets organiques, ou la réutilisation dans le cadre de pratiques ‘économie circulaire.

 

 

 

 

 

Les petites îles sont fréquemment confrontées au manque d’eau douce, en lien avec leur taille restreinte, leur topographie, un couvert végétal peu dense, la rareté des sources ou encore le manque de précipitation.

Par ailleurs, l’accès à l’eau potable dans les îles est ainsi très inégal, la qualité de l’eau peut être altérée par l’intrusion d’eau de mer dans les nappes, par des pollutions diffuses liées à des pratiques agricoles, domestiques, ou encore touristiques peu vertueuses.

Dans les régions côtières des pays en voie de développement, jusqu’à 90 % des eaux usées sont directement déversées dans les océans sans être traitées, souvent polluées par des agents pathogènes, des polluants chimiques, des produits phytosanitaires, des engrais chimiques et autres hydrocarbures ou huiles usagées générant des impacts négatifs aussi bien sur la santé des habitants que sur les milieux d’eau douce comme marins.

Un enjeu majeur pour les petites îles, qui doivent se doter de méthodes innovantes pour réduire la consommation, est donc d’améliorer la disponibilité de l’eau et lutter contre ces pollutions.

 

 

 

 

 L’isolement des îles se traduit par un taux d’endémisme (c’est-à-dire, le pourcentage d’espèces animales ou végétales qui n’existent nulle part ailleurs) très élevé, jusqu’à 9,5 fois supérieur à celui des zones continentales.

Cette biodiversité remarquable, et dont l’avenir est intimement lié à celui des communautés humaines, est pourtant fragile. Les îles hébergeraient 40 % des espèces menacées et particulièrement menacées.

La perte de biodiversité sur les îles est liée à plusieurs phénomènes, en premier lieu aux invasions biologiques, renforcées par l’absence de prédateurs ou parasites pour certaines espèces, la réduction de la taille et l’aire de distribution de certaines populations et la faible connectivité avec les écosystèmes voisin, mais également à la destruction et la fragmentation des habitats, à la surexploitation de certaines ressources (dont halieutiques), et à la pollution clés.

Les changements climatiques ne font qu’exacerber ces phénomènes et entamer la résilience des îles et des communautés insulaires (c’est-à-dire, leur capacité à se remettre de perturbations extérieures) : isolées géographiquement, les petites îles sont plus fréquemment exposées à des épisodes climatiques extrêmes, épisodes susceptibles de dégrader des écosystèmes de première importance pour les espèces locales.

Les habitants des milieux insulaires sont aussi fortement dépendants des ressources naturelles locales et de cette biodiversité singulière, qui est donc à la fois précieuse et particulièrement fragile. Une gestion durable des îles passe alors par des mécanismes permettant de faire coexister activités humaines et protection de cette nature remarquable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Confrontées au manque de disponibilité d’énergies conventionnelles locales, de nombreuses îles sont amenées à importer et/ou utiliser des énergies fossiles du continent. Ce sont là des choix favorisant la dépendance, qui sont par ailleurs souvent coûteux, génèrent une forte empreinte écologique ainsi que des émissions de gaz à effet de serre, contribuant au dérèglement climatique.

Dans d’autres cas de figure, les besoins énergétiques des foyers créent une pression forte sur des milieux locaux et écosystèmes insulaires fragiles.

Une solution consiste notamment à favoriser le capital naturel des îles et promouvoir les énergies localement disponibles : en misant par exemple sur l’énergie solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie, en jouant sur les énergies d’origine marine ou encore sur les carburants d’origine végétale terrestre (l’huile de noix de coco...) et marine (phytoplancton).

 

 

 

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Sustainable Islands

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