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Les iles

Les territoires concernés par le label SMILO sont les « petites îles » correspondant aux critères suivants :

  • D’une superficie inférieure à 150 km2
  • sans pont vers le continent et clairement détachées à marée basse
  • habitées ou non
  • protégées ou non
  • de toutes les mers

 

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PANGATALAN 2

 

Superficie 5 ha

Localisation Nord Est Palawan, Shark Fin Bay, Philippines

Nombre d’habitants
A l’année : 7
Saisonnier : 15

Nombre de visiteurs
Touristes : < 300
Usagers : 30

Ile protégée
Statut de protection terrestre : non
Statut de protection maritime : Reserve de pêche d’initiative privée.


Description générale

Pangatalan Island est située dans la partie Nord Est de l’archipel de Palawan (1200 iles) aux Philippines. C’est une ile de 5 hectares partiellement entourée de mangroves (2 ha) et complètement ceinturée d’un récif corallien frangeant.

Depuis 2011, l’ile est la propriété de Sulubaaï Environmental Foundation qui met en œuvre un projet de développement durable portant sur la restauration des écosystèmes et l’éco-tourisme.


Description géographique de l’île

Pangatalan est très proche de l’ile de Palawan (principale ile de l’archipel) dans Shark fin Bay. C’est une ile de la mer de Sulu qui est reconnue pour sa grande biodiversité sous-marine en plein cœur du triangle de corail.
L’ile possède une ceinture végétale complètement naturelle et sauvage et une partie centrale entretenue et jardinée.

Le point culminant se trouve à 27m au-dessus du niveau marin. Deux plages existent sur l’ile, une au Nord et l’autre au Sud. Pangatalan est bordée d’une mangrove épaisse sur sa cote Ouest et d’une éparse sur sa côte Est. Il n’y a pas de source d’eau potable sur l’ile.


Contexte socio-culturel

Le contexte socio-culturel de l’ile est assez simple puisque l’ile n’a jamais était habitée par plus d’une famille à la fois de mémoire d’homme. En revanche sa position, sur une des plus ancienne route de commerce chinois, et sa situation à proximité d’un abri de mer laisse supposer une présence temporaire de marchand.

Historiquement, avant la colonisation moderne de la région de Palawan, les iles étaient communément utilisées comme site funéraire par les communautés autochtones.
Elle est située dans une région reculée ou la présence des services de l’état et d’emploi est très faible voire inexistante. Par conséquent, le projet de Pangatalan Island constitue donc un pôle d’emplois et de revenu pour les populations des villages alentours. Les employés proviennent à 98 % des villages les plus proches permettant une retombée économique locale.


Activités économiques

Le projet de développement durable de l’ile est basé financièrement sur l’éco-tourisme. Une villa avec piscine, très intégrée dans le paysage, décorée avec des matériaux locaux, est à la disposition des clients durant une partie de l’année.
Cette période de location génère les fonds nécessaires au fonctionnement annuel du projet et de l’ile.


Contexte environnemental

Avant son acquisition par la fondation l’ile était déjà une propriété privée, gardée par un seul habitant.

Ce gardien aux revenus très modeste a exploité les ressources de l’ile et de son récif afin d’améliorer sa situation. Cette exploitation solitaire a engendré de nombreux et vastes dégâts : Déforestation de l’ile, coupe de la mangrove pour la fabrication de charbon, vente du sable de la plage Sud, pêche intensive et destructrice (dynamite, cyanure, piège à poisson) sur le récif. Aucun déchets produit n’était évacué de l’ile (bouteille, plastiques, batteries...).

Jusqu’en 2016, la fondation s’est focalisée sur le nettoyage du site, la replantation de l’ile et la lutte contre l’érosion des sols par les pluies.

Depuis 2016, Sulubaaï a ajouté une dimension marine à la protection et la restauration des écosystèmes de l’ile en mettant en place une aire marine protégée en partenariat avec la municipalité locale.

La zone est définie comme réserve de pêche dans laquelle des travaux de replantation de la mangrove et de restauration du récif prennent place.


Enjeux spécifiques

Les enjeux majeurs pour l’ile de Pangatalan sont :

- la restauration des écosystèmes, principalement en mer puisque les contraintes sont plus importantes (temps, couts, réussite)
- Compléter la mise en place de son système de développement durable, notamment par la concrétisation de son modèle économique (location) mais aussi le développement de son volet éducation pour les populations locales et régionales.
- Maximiser l’acceptation du projet et de ces valeurs par les populations et les autorités locales afin de favoriser son efficacité, sa longévité et son utilisation comme modèle pour d’autre site.


Référence

SULUBAAI WEBSITE
SULUBAAI PRESENTATION
PANGATALAN MANAGEMENT PLAN
FACEBOOK SULUBAAI FOUNDATION
INSTAGRAM SULUBAAI FOUNDATION

C1 6.2Porquerolles

 

Superficie : 12 km²

Localisation : Sud Est de la France, département du Var

Nombre d’habitants :
A l’année : 200

Nombre de visiteurs :
Touristes : 1 million par an environ

Ile protégée : oui
Statut de protection terrestre : cœur du Parc national de Port-Cros
Statut de protection maritime : cœur du Parc national de Port-Cros, Sanctuaire Pelagos

Description générale

Porquerolles fait partie de l’archipel des îles d’or, avec les îles de Port-Cros et du Levant. Destination touristique très prisées, à 15 minutes seulement du continent, elle abrite une rare biodiversité, des paysages sauvages et un patrimoine historique riche (vestiges antiques). Rachetée à 80% par l’Etat en 1971, elle est désormais gérée par le Parc National de Port-Cros.

Description géographique de l’île

L’île de Porquerolles est la plus grande de l’archipel des îles d’Or. Elle s’étend sur 7km de long pour 3km de large. Le point culminant de l’île, situé au niveau du sémaphore, est à 142m d’altitude.
Sa forme en arc orienté Est-Ouest nous livre d’un côté de larges baies aux plages de sable clair et, de l’autre, des falaises découpées qui plonge dans des calanques étroites.

Contexte socio-culturel

L’île possède un emplacement stratégique par rapport à la côte, et a été exploitée en ce sens par les Etrusques, les Grecs et les Romains, comme en témoigne les vestiges sur l’île et les épaves qui l’entourent. Elle sera également pillée de nombreuses fois par les pirates. Les rois de France y font construire plusieurs forts successivement et y entretiennent une garnison.
En 1912, un ingénieur belge, M. Fournier, fait l’acquisition de l’île. C’est à lui que l’île doit ses vignes, ses cultures maraichères, ses routes et chemins. Il fait installer une usine électrique, une épicerie, une coopérative, un dispensaire et organise la desserte maritime, pour dynamiser la vie de son île.
Porquerolles abrite aujourd’hui également le Conservatoire Botanique National Méditerranéen et a mis en place des actions avec une association d’insertion permettant d’entretenir les collections variétales, d’exploiter certaines espèces et d’accompagner vers l’emploi les personnes participant au programme (projet COPAINS)

Activités économiques

L’île vie principalement du tourisme, accueillant jusqu’à 20 000 visiteurs par jour en été. Ainsi, on y trouve des petits commerces, loueur de vélos, hôtels et restaurants.
Par ailleurs, on peut observer plusieurs parcelles de terrains réservées à l’agriculture, également utilisées comme coupes feu. On y trouve de la vigne, des fruits et des légumes. Le vin produit sur Porquerolles est classé « côtes de Provence ».

Contexte environnemental

Les îles d’Or abritent de nombreuses espèces protégées et endémiques. Le parc a recensé 602 espèces terrestres de végétaux, 500 espèces d’algues, 144 espèces d’oiseaux, 180 de poissons.
La faune est essentiellement composée de forêts (pins d’Alep et de chênes verts) et de maquis (arbouses et bruyères arborescentes). On peut également observer des espèces rares et endémiques comme le genêt à feuilles de lin (genista linifolia) ou le ciste crispé (Cistus crispus).
De petite taille, ces îles n’abritent que très peu de faune terrestre. On y trouve quelques espèces comme le discoglosse sarde et le phyllodactyle d’Europe.
En ce qui concerne l’avifaune, des puffins et faucons pèlerins nichent sur Porquerolles. Parmi les autres espèces d’oiseaux visible sur l’île, on notera le petit duc, le Tadorne de Belon, le Martinet pâle... parmi bien d’autres !

Enjeux spécifiques

L’activité saisonnière de Porquerolles est source de menace, avec des pressions exercées sur la ressource en eau douce et potable, qui est rare (pas de connexion avec le continent et réserves sur l’ile minimes). Entre les importants flux touristiques et les différentes cultures présentent sur l’île, des bateaux sont dédiés au transport d’eau douce depuis le continent pour répondre au besoin ...

La fréquentation pose également le problème des déchets et de l’assainissement. Les eaux usées sont traitées dans une station d’épuration, puis sont déversées dans un système de lagunage, avant d’être réutilisées pour l’arrosage des cultures. Cependant, en période estivale, les capacités de la station et des lagunes sont généralement dépassées.

En ce qui concerne les déchets, des campagnes de sensibilisation ont lieu tous les ans pour inciter les visiteurs à rapporter leurs déchets sur le contient et à faire du tri sélectif.

Enfin, malgré les cultures en coupes feu, l’île, comme ses voisines et le littoral, est soumise à des vents parfois forts et une végétation sèche, ce qui la rend très vulnérable aux incendies.
Haut-lieu de la plaisance dans le sud de la France, le mouillage des bateaux est règlementé à Porquerolles pour préserver les herbiers de posidonie.

Références

http://www.portcrosparcnational.fr/

https://inpn.mnhn.fr/accueil/index

 

C1 20.2Frioul

Superficie : 200 ha

Localisation : Sud-Est de la France, Rade de Marseille

Nombre d’habitants :
A l’année : entre 100 et 150

Nombre de visiteurs :
Touristes : 400 000 par an

Ile protégée : oui

Statut de protection terrestre : Zone spéciale de conservation et zone de protection spéciale (ZPS) Natura 2000, cœur du Parc national des Calanques. Espaces naturels majoritairement propriétés du Conservatoire du littoral.

Statut de protection maritime : Aire maritime adjacente du Parc national des Calanques.


Description générale

L’archipel du Frioul est composé de quatre îles : Pomègues, Ratonneau, If (sur laquelle on trouve le fameux château) et l’îlot Tiboulen. Pomègues et Ratonneau sont reliées par une digue depuis les années 1820.

L’un des attraits de l’archipel du Frioul tient à la présence d’une faune et d’une flore exceptionnelles, qui se sont adaptées aux conditions climatiques difficiles de ce massif de calcaire blanc balayé par les vents et les embruns, considéré comme l'un des sites les plus arides de France. Ce site majoritairement naturel se trouve au cœur de la ville de Marseille et constitue un des poumons verts de la commune.


Description géographique de l’île

Les îles du Frioul sont composées de deux petites îles (1 et 3 hectares) et de deux plus grande. L’île la plus haute, Pomègues, culmine à 86m d’altitude.

Ces îles sont blanches de part leur sol majoritairement composé de roches calcaires et de très peu de végétation.


Contexte socio-culturel

Les îles du Frioul, de par leur emplacement stratégique face à Marseille, ont joué un rôle important dès le XVIIe siècle. Elles ont servi de lieu de quarantaine pour les bateaux, surtout lors des épidémies de peste du Moyen-Âge. Les marins passaient des séjours au sein de l’Hôpital Caroline.

Le Frioul a également été occupé par les militaires, servant de lieu de surveillance et de protection pour la cité phocéenne. C’est pourquoi on retrouve des fortifications de diverses époques (bunkers de la Seconde guerre mondiale, forts construits sous le règne d’Henri IV etc.).

Le château d’If, dont l’attrait touristique n’est plus à prouver, a été construit dans un but militaire sous François Ier, cependant, il est rapidement devenu une prison. La prison du château d’If a accueilli pendant trois siècles des prisonniers plus ou moins célèbres mais c’est Alexandre Dumas, dans Le comte de Monte-Cristo, qui a construit son mythe. Cette dernière île n’a pas encore intégré le réseau du programme SMILO.


Activités économiques

Le Frioul est l’un des haut-lieux du tourisme de la région, puisque les îles accueillent environ 400 000 visiteurs par an. Le port de plaisance du Frioul peut accueillir jusqu’à 600 bateaux et en période estivale et les week end ensoleillés, on estime qu’il y a 850 bateaux par jour qui mouillent autour des îles. Plaisance, promenade, baignade, pêche et plongée sont les activités touristiques les plus répandues.

Il est à noter la présence d'une ferme aquacole bio sur l'île de Pomègues, qui élève des dorades et des loups. C’est la première ferme aquacole biologique d’Europe.


Contexte environnemental

Le climat spécifique à l'archipel du Frioul a généré le développement d'espèces végétales adaptées aux conditions extrêmes : végétation rase halophile ou halorésistante, végétaux de garrigue, rares Pins d'Alep et oliviers. Près de 350 espèces végétales ont été recensées (ex : Astragale de Marseille, Lys des sables, Lavatère maritime ...).

Un des attraits du Frioul tient par la présence d'oiseaux marins emblématiques des îles méditerranéennes : puffins, Océanites tempête, ... Les falaises littorales abritent des merles bleus, crécerelles, chouettes chevêche, martinet pâle à ventre blanc et cormorans huppés de Méditerranée.

Il existe 5 espèces de reptiles protégés, dont le Phyllodactyle d'Europe, et 17 espèces d'insectes d'intérêt patrimonial majeur.

Au niveau marin, le Parc national compte 6 habitats marins d'intérêt européen dont 1 prioritaire (herbier de posidonie) et 20 espèces marines protégées dont 5 d'intérêt communautaire.


Enjeux spécifiques

La forte fréquentation terrestre et marine du site, l'abondance des goélands leucophées et la présence de mammifères introduits (chats notamment) sont les principales problématiques auxquelles sont confrontés les gestionnaires du site.

Les goélands leucophées sont très nombreux et ont un impact négatif sur l’équilibre écosystémique de l’archipel par la nitrophilisation des sols, la modification de la végétation et la perturbation de l'avifaune.


Références

http://www.calanques-parcnational.fr/fr
http://www.conservatoire-du-littoral.fr/

 

 

GOREE

 

Superficie : 17 ha

Localisation : Est du Sénégal, Baie de Dakar

Nombre d’habitants :
A l’année : 1 335

Nombre de visiteurs :
Touristes : 500 000/ an

Ile protégée : oui

Statut de protection terrestre : Patrimoine Mondial de l’UNESCO pour l’ensemble de l’île depuis 1978.

Description générale

L’île de Gorée, d’origine volcanique, est riche d’une importante biodiversité. Ses plages sont un haut-lieu de ponte pour les tortues marines. Elle est une île chargée d’histoire qui est aujourd’hui menacée par les impacts d’un tourisme de masse, des problèmes environnementaux (notamment l’érosion) et une crise sociale liée au taux de chômage.

Description géographique de l’île

L’Ile de Gorée est située dans l’océan Atlantique, au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu'île du Cap-Vert. Elle dépend administrativement de Dakar, qui est situé à 3,5 km.
C’est une île d’origine volcanique, formée de laves refroidies. Elle est surplombée au sud par un plateau granitique.
Gorée est composée de deux zones : La zone haute, située au Sud, représente le quart de la superficie de l’île, est caractérisée par la falaise de Castel (36 m d’altitude) témoin du volcanisme du Miocène (- 13 millions d’années) au Cap Manuel ; La zone basse est localisée plus au Nord et représente les trois quarts de la surface de l’île. Cette zone abrite l’essentiel des activités économiques et institutionnelles.

Contexte socio-culturel

L’île de Gorée a été du XVème au XIXème siècle le plus grand centre de commerce d’esclaves de la côte africaine. Elle a été sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française. On y trouve des bâtiments d’époques et de styles coloniaux différents dédiés aux habitations, à l’éducation, la religion (premières mosquées et églises en dur) et au commerce d’esclaves.
A l’heure actuelle, environ 40 % du bâti de l’île appartient à l’État. Sur la partie haute de l’île, anciennement militaire, on trouve des souterrains habités illégalement.
La population de Gorée est jeune, avec une moyenne d’âge de 23 ans.
La population réelle est estimée à 2 000 habitants, dont 500 sans droit ni titre. Ces derniers sont majoritairement les descendants d’employés de l’ancienne administration qui ont continué à occuper les bâtiments de l’État sans droit ni titre.
65 % de la population est sans emploi formel.

Activités économiques

Le tissu économique de Gorée est composé à 75% d’activités touristiques (auberges, restaurants, petits commerces...). La ville accueille jusqu’à 500 000 visiteurs/an, pour les années les plus florissantes du tourisme sénégalais, faisant de Gorée l’un des sites les plus visités du Sénégal.

Contexte environnemental

Certaines espèces de faune et flore marines sont endémiques et menacées par la pêche aux filets non règlementaire, les explosifs et la pollution due aux bateaux qui dégazent. La tranquillité des tortues pour la ponte est très relative. La végétation de l’île est principalement composée de palmiers, de baobabs, de sabliers, de bougainvilliers et d’hibiscus.

Enjeux spécifiques

L’île de Gorée est confrontée à un afflux touristique massif tout au long de l’année qui se traduit par des difficultés au niveau de la gestion de l’eau, de l’assainissement et des déchets. De nombreux efforts sont en cours pour solutionner ces problématiques majeures.
Actuellement, il n’y a pas de toilettes accessibles aux touristes et une bonne partie des eaux usées n’est pas traitée avant d’être rejetée, avec un risque de pollution des eaux accru et des problèmes sanitaires. Par ailleurs, bon nombre d’infrastructures sont vieillissantes et nécessitent entretien et réfections (réseau de distribution d’eau, d’électricité, réseau d’assainissement, etc.). La plupart de ces réseaux ont été construits durant la période coloniale, et le risque qu’ils perdent toute efficacité est grandissant.
Il existe également sur l’île des bâtiments en ruine appartenant à l’Etat et la ville de Dakar. Restaurer ces bâtiments pour les réintégrer à la vie de l’île est un fort enjeu.
La problématique de l’érosion côtière nécessite des aménagements, pour préserver aussi bien le patrimoine que les activités humaines et les paysages de l’île.

C1 5.2Mer dEmeraude

Superficie : 36 km²

Localisation : Nord-Est de Madagascar

Nombre d’habitants : 0

Nombre de visiteurs :
Touristes : 4 500/an environ

Ile protégée : non

Description générale

Les îles de la mer d’Emeraude sont au nombre de six : Nosy Antaly Be, Nosy Diego, Nosy Suarez (encore appelée Nosy Lava be), Nosy Kombero, Nosy Voro et Nosy Antaly Kely. La population, habitant sur le continent, vit principalement des activités liées au tourisme et de la pêche traditionnelle dans cette zone. Par ailleurs, l’île de Nosy Antaly Be est un lieu sacré pour une partie de la population car elle abrite des tombeaux ancestraux.

Description géographique de l’île

La Mer d’Emeraude, située au Nord-Est de Madagascar, à proximité de Diego Suarez, est une mer d’environ 36km². La profondeur moyenne du lagon est de 3 mètres et le fond est majoritairement sablonneux.
Les six îlots sont accessibles en une heure de barque de la plage de Ramena ou 1h30 de Diego Suarez. Antaly Be est le plus gros des trois îlots bordant la Mer d'Émeraude. Cet îlot calcaire abrite une faune et une flore de petite taille.

Contexte socio-culturel

La Mer d’Emeraude est un site touristique, connu par les amateurs de sports nautiques tels que le kitesurf.
Les touristes sont acheminés par les pêcheurs vers une plage aménagée sur Suarez. Un nombre beaucoup plus restreint de visiteurs se rend sur les autres ilots. Outre cet aspect touristique, le site constitue un lieu traditionnel de pêche.
Ce site a un caractère sacré pour une partie de la population, des tombeaux ancestraux sont présents sur Antaly Be. Cette particularité religieuse entraine l’existence d’un certain nombre d’interdits (appelés fady). Il ne faut ni siffler ni crier pour respecter les ancêtres ; les rats et les poules d’eau sont considérés comme les gardiens des îlots, on ne peut ni les tuer ni leur faire de mal.

Activités économiques

L’accès aux îlots de la mer d’émeraude est règlementé. L’Office du tourisme a mis en place un ticket facturé 10 000 arya (environ 3 euros) pour les touristes et 2 000 arya pour les résidents (environ 0,5 €). L’office du tourisme emploie actuellement 3 agents « Mer d’Emeraude » pour collecter la taxe d’entrée, entretenir le site et surveiller la zone et vérifier l’application de ces mesures, qui rencontrent certaines difficultés à remplir leur mission.
L’exploitation touristique de ce site représente une source de revenu importante pour la population locale (le tarif de la prestation transport+repas, hors ticket d’entrée, est de 60 000 ariary/personne, soit environ 18€, alors que le salaire mensuel minimal tourne autour de 130 000 ar). Ce site ne bénéficie pas qu’aux seuls transporteurs : l’activité économique s’est largement développée autour du service (restauration, bars, hôtels, taxis, massages, bien-être...) cela ayant des retombées positives pour la population locale.

Contexte environnemental

La mer d’Emeraude est écologiquement riche. Le lagon, composé de coraux, d’herbiers marins et de quelques zones de mangroves, abrite de nombreuses espèces comme la tortue verte (Chelonia mydas), ou encore potentiellement le Dugong (Dugong dugon).
Plusieurs espèces d’oiseaux endémiques de Madagascar et d’Aldabra peuplent ses îlots, parmi lesquelles le Paille en queue (Phaethon lepturus), le Coucal malgache (Centropus toulou), le râle de Cuvier (Drolmnias cuvier) et le crécerelle malgache (Falco newtoni).
L’écosystème insulaire, au climat tropical sec, se distingue par deux micro habitats. Le premier, en bordure de plage et en lisière de forêt, abrite de petits arbustes et une pelouse halophile sèche sur un sol sablonneux. On y trouve beaucoup de rochers et de bois flotté. Le second, au cœur des îlots, est composé d’une forêt arbustive dense sur un sol calcairo-sablonneux.

Enjeux spécifiques

Les îlots de la mer d’Emeraude doivent faire face aux flux touristiques, qui nécessitent à la fois des aménagements pour l’accueil des touristes, une gestion de la fréquentation et une sensibilisation aux problématiques environnementales destinées aux visiteurs. Des aménagements ont d’ailleurs été mis en place sur l’île de Suarez. (kiosque d’accueil, panneaux informatifs etc).

La gestion de la zone a été confiée à l’Office du Tourisme de Diego Suarez, qui mobilise deux agents pour la surveillance de l’accès à la mer d’Emeraude.
Par ailleurs, l’état des connaissances naturalistes terrestres et marines actuelles ne permet pas de mesurer l’évolution de la biodiversité dans la zone. Un des enjeux est donc d’améliorer ces connaissances pour pouvoir observer l’impact de l’Homme, notamment sur les ressources halieutiques. Des actions ciblées sur la gestion des mammifères invasifs et la préservation de la biodiversité pourront être renforcées.

 

C1 18.2Corvo

Superficie : 17,13 km²

Localisation : Nord-Ouest de l’Archipel des Açores, Portugal

Nombre d’habitants :
A l’année : 430

Nombre de visiteurs :
Touristes : environ 543 par an

Ile protégée : oui

Si existant, statut de protection terrestre : Réserve mondiale de la biosphère, Zone de protection spéciale (ZPS), Parc naturel régional de Corvo

Si existant, statut de protection maritime : Réserve mondiale de la biosphère, réserve volontaire


Description générale

L’île de Corvo est la seule île des Açores à ne posséder qu’un seul village. Elle est également la moins peuplée de l’archipel. La municipalité de Corvo dispose d’une indépendance financière et administrative.

Cette île est reconnue pour être lieu de repos pour les oiseaux migrateurs, des touristes y viennent uniquement dans le but de les observer. Corvo se distingue des autres îles des Açores par l’absence d’arbres, à cause de la forte présence de moutons semi-sauvages.


Description géographique de l’île

Île volcanique au relief marqué par un volcan couronné d’une caldeira, l’île de Corvo est la plus petite île habitée de l’archipel des Açores. L’île est entourée de falaises très abruptes pouvant atteindre 700m à l’ouest et 200m à l’est. La pointe sud, constituée d’une plate-forme de lave, supporte l’unique village de l’île : Vila do Corvo.


Contexte socio-culturel

Le village abrite plusieurs monuments historiques comme l’église Nossa Senhora dos Milagres ou encore les petits moulins à vent d’influence portugaise.

L’élevage des moutons par les habitants depuis la colonisation de l’île a eu pour conséquence la transformation des espaces naturels en pâturages. Ainsi, l’île est caractérisée par l’absence presque totale d’arbres et d’arbustes.

La population a diminué de moitié au cours du siècle dernier, essentiellement en raison d’un départ massif vers les Etats-Unis et le Canada et, du fait du vieillissement de la population, d’une baisse massive de la natalité.


Activités économiques

Sur l’île, chaque habitant cumule plusieurs emplois. La plupart de la population dispose de parcelles pour l’élevage du bétail (bœuf et porcs) et pratique une agriculture vivrière. Il y a également quelques pêcheurs, des petits commerçants, quelques emplois liés au tourisme et aux services publics, une équipe de professeurs et quelques emplois liés à la construction.

Les exports sont très limités et comprennent des produits laitiers, de la viande et du poisson.

Au niveau touristique, l’île jouit d’une renommée internationale pour l’observation des oiseaux. Cependant, d’autres activités touristiques sont possibles (plongée, randonnée et promenades en bateau).

L’île dispense les années de scolarité obligatoire, mais les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études doivent se rendre sur d’autres îles ou sur le continent. Par conséquent, peu de jeunes adultes restent sur l’île ; le taux de chômage n’encourageant pas le retour après les études.


Contexte environnemental

L’île possède une caldeira, avec deux lacs alimentés par l’eau de pluie et quelques tourbières (les plus grandes et les plus anciennes du pays avec celles de Flores).

L’île enregistre une richesse importante en termes de flore terrestre endémique : 95 espèces endémiques, dont 59 sont endémiques de l’archipel. On peut également noter la présence d’invertébré endémiques (arthropodes et mollusques terrestres) et de chiroptères (deux espèces endémiques).

En termes d’avifaune Corvo sert d’habitat pour de nombreuses espèces d’oiseaux, dont la sterne, le puffin du Cap-Vert et le pigeon ramier.

La flore marine se caractérise par des algues brunes (Zonaria de tournefortii) et des éponges. Le mérou brun (Epinephelus marginatus), barracuda à bouche jaune, le poisson perroquet et la mostelle peuvent y être observés.

Tout comme à Flores, on peut observer au large de Corvo des espèces de cétacés et le dauphin commun, le dauphin tacheté, le dauphin de Risso ou le globicéphale.


Enjeux spécifiques

Comme la plupart des îles éloignées, ultra périphériques, Corvo cumule des difficultés à gérer en parallèle sa décroissance de population et la bonne gestion durable de l’eau, de l’énergie et des déchets dans un contexte biodiversitère à préserver.

Références :

 

C1 4.2Kerkennah

 

Superficie : 157 km²

Localisation : Centre Est de la Tunisie

Nombre d’habitants :
A l’année : 14 000
Saisonniers : 6 000 de plus

Nombre de visiteurs :
Touristes : 700 lits en hôtels
Ile protégée : oui

Statut de protection maritime : l’archipel est classé Réserve de Chasse

Description générale

L’archipel des Kerkennah est composé de deux îles principales – Gharbi et Chergui – et de douze îlots de très faible altitude. Cet archipel a une histoire très riche qui débute à l’époque romaine (Hérodote le mentionne dans ses écrits).
Ses habitants vivent principalement de la pêche, de l’agriculture et du tourisme mais les activités économiques actuelles mettent en danger la biodiversité unique de l’île : végétation halophile et zones humides, herbiers marins et leurs habitants ainsi que les lieux de reproduction et d’hivernage des oiseaux de passage. Des hydrocarbures sont exploités à proximité immédiate du site.

Description géographique de l’île

L’archipel est constitué d’îles et d’îlots de très faible altitude, dont le linéaire côtier est très vulnérable à l’érosion, notamment celle provoquée par l’élévation du niveau de la mer. Les épisodes de submersion risquent de se multiplier en fréquence et en durée.
On trouve dans les Kerkennah de nombreuses et vastes sebkhas.
Les îles Kerkennah ont des structures paysagères spécifiques entre insularité et écosystème oasien, ce qui confère à cet archipel une structure paysagère unique : zones humides, linéaire côtier sous influence de marées de forte amplitude, ...

Contexte socio-culturel

Les Kerkennah recèlent d’un patrimoine historique exceptionnel : les vestiges disséminés dans l’archipel attestent d’une présence humaine depuis le Ve siècle av. J.-C. Puniques, Romains puis Aghlabides, Fatimides et Zirides s’y sont installés, bâtissant ponts, routes, forts et citernes. Puis, ce sont les rois de Sicile, les Catalans et Espagnols qui l’ont, tour à tour, conquise et abandonnée. Elle fut ensuite dominée par les Turcs et connut une ère de grande prospérité. 7 des 12 villages qui la peuplent aujourd’hui furent fondés à cette époque. L’histoire de cette île se raconte également au gré des voiles des felouques kerkenniennes et autres embarcations spécifiques liées à cette île.
La vie culturelle de l’archipel est rythmée par les festivals du poulpe, de la sirène et de la datte....la vie associative est active sur l’île où la société civile joue un rôle de plus en plus actif.

Activités économiques

L’économie kerkennienne repose sur quatre secteurs : la pêche, le tourisme, les hydrocarbures et l’agriculture. La pêche est essentiellement artisanale et produit en moyenne 1 550 tonnes par an, avec une flottille de 500 barques motorisées et 1 400 barques non motorisées.
Le tourisme est surtout estival, culturel et de détente. Les eaux des Kerkennah font partie de deux champs gaziers (Circina et Chergui), où des hydrocarbures sont exploités. En ce qui concerne l’agriculture, on trouve majoritairement des vergers, des oliviers et des palmeraies (destinées au bétail).
On trouve également de l’artisanat traditionnel, autour du tissage « fouta et tarf kerkennien » et de la vannerie, notamment pour la construction des barques felouques.

Contexte environnemental

Les sols côtiers subissent des intrusions marines fréquemment (surtout en hiver), ce qui influence la végétation, globalement halophile, sauf sur les zones non inondables. On trouve par exemple Cenchrus ciliaris et des associations comme armoise herbe blanche et asperge (Artemisia herba-alba & Asparagus albus) ou encore sparte et passerine hérissée (Lygeum spartum & Thymaelea hirsuta).
L’archipel des Kerkennah est un site important pour les espèces d’oiseaux hivernantes (spatules blanches (Platalea leucorodia), hérons cendrés (Ardea cinerea), pour les laridés comme les goélands leucophées (Larus michahelis) etc. Au printemps, l’archipel est un site de reproduction pour de nombreux oiseaux marins, dont les sternes.
Enfin, le plateau des îles Kerkennah est dans sa majorité couvert de phanérogames marines Posidonia oceanica et Cymodocea nodosa que l’on trouve sous différents aspects.

Enjeux spécifiques

A l’heure actuelle, les Kerkennah doivent relever le défi de la préservation de leur patrimoine culturel et environnemental. En effet, faute d’être valorisés, les savoirs faires insulaires artisanaux, notamment la construction des felouques kerkenniennes, ont tendance à disparaitre.

Par ailleurs, la biodiversité est mise sous pression par la disparition des herbiers de posidonies. La surpêche, l’utilisation d’engins prohibés et le chalutage fragilisent le milieu marin en arrachant les herbiers et en pêchant des espèces non ciblées (comme les tortues). La pollution et les espèces invasives représentent des pressions supplémentaires pour le milieu. Ces pratiques, accompagnées du dragage en mer et de la prospection gazière, renforcent l’érosion des côtes et mettent l’archipel en danger.
De nombreuses zones humides voient leur espace se réduire. Les espèces végétales sont localement en régression et les espèces animales, notamment les oiseaux, sont probablement moins présentes (programmes de suivi inexistants). Certains espaces sont défigurés par des dépôts d´ordure, les déblais de construction ou par les déversements d´eaux usées ou d´eaux de pluie.

Les problématiques des déchets spécifiquement liés à la pratique de pêche (filets, nasses, bidons, huiles usagées...) restent un sujet à part entière sur les zones habitées et en frange côtière.

 

C1 16.2PalmariaSuperficie : 1,89 km²

Localisation : Nord-Est de l’Italie, Ligurie, Commune de Porto Venere

Nombre d’habitants :
A l’année : 25

Ile protégée : oui

Statut de protection terrestre : île classée patrimoine mondial naturel et culturel de l’UNESCO. Île du parc naturel régional de Porto Venere.


Description générale

L’île Palmaria est classée patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, à la marge est du Parc des Cinque Terre. Il s’agit de la seule île habitée de Ligurie. Une partie de Palmaria est sauvage et connue pour ses sentiers de trekking, tandis que l’autre partie abrite des fortifications militaires, pour certaines encore utilisées. Elle appartient à la commune de Portovenere, province de La Spezia.


Description géographique de l’île

L’île de Palmaria est séparée du continent (Portovenere) par un bras de mer étroit. Les liaisons touristiques sont quotidiennes et fréquentes (depuis Lerici, La Spezia, ou Portovenere – traversée de 5-10 min). Les côtes visibles depuis Portovenere et le golfe de La Spezia sont les plus anthropisées (complexes balnéaires, certains publics, d’autres réservés aux membres de la marine militaire, résidences, etc.). La côte située à l’ouest de l’île, ouverte vers la mer, est, quant à elle, plus préservée. Elle est caractérisée par de hautes falaises ponctuées de grottes (notamment la Grotta Azzuro et les Grotte dei Colombi).


Contexte socio-culturel

Une partie de l’île est exclusivement militaire et inaccessible au public. De cette présence militaire datée de nombreuses années, on y trouve des bâtis anciens comme le fort Cavour, le fort Umberto I et des blockhaus de la Seconde guerre mondiale.

Dans les falaises, on observe la présence de plusieurs grottes, dont quelques-unes utilisées pour l’extraction du marbre noir à striures dorées. Dans les grottes dei Colombi, on trouve des peintures rupestres et autres vestiges du Néolithique, attestant de la présence humaine sur l’île depuis plus de cinq mille ans.


Activités économiques

L’île est réputée pour son activité aquacole et son savoir-faire traditionnel concernant l’élevage de moules.

On trouve également un unique hôtel-restaurant, qui accueille des touristes tout au long de l’année.


Contexte environnemental

De par la petite taille de l’île, on trouve uniquement des petits mammifères comme les chauves-souris (rhinolophes et pipistrelles) et des petits reptiles comme le phyllodactyle d’Europe.

Les populations d’oiseaux sont très diverses, avec des oiseaux nicheurs, migrateurs et des rapaces. On peut ainsi observer des guêpiers, des faucons pèlerin (Falco peregrinus), des perdrix rouge (Alectoris rufa), des goélands (Larus argentatus, Larus michahellis), des passereaux solitaires (Monticola solitarius) et des cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis).

Les pins, le chêne vert, le chêne pubescent, le lentisque, l'arbousier, les cistes (Cistus monspeliensis, Cistus salviifolius et Cistus incanus), le genêt dit d'Espagne (Spartium junceum) composent la végétation de l’île. On trouve également des plantes endémiques à la Ligurie (comme les centaurées cineraria veneris et aplolepa lunensis) ou rare sur le contient ligure (comme le Serapias neglecta et le Cistus incanu).


Enjeux spécifiques

Palmaria dispose d’un patrimoine naturel et culturel riche peu mis en valeur, c’est pourquoi un projet de mise en place d’espaces pédagogiques dans le Fort Umberto I sur la faune, la flore, l’environnement et le patrimoine gastronomique de Palmaria a vu le jour dans le cadre du projet ISOS. Ce projet est complété par la volonté de l’amélioration de l’accès au fort.

Par ailleurs, une étude de faisabilité d’économies d’eau, d’énergies et sur la gestion des déchets est en cours dans ce même cadre.


Références

http://www.parconaturaleportovenere.it/

 

C1 3.2Ibo

Superficie : 10 km²

Localisation : Nord-Est du Mozambique

Nombre d’habitants : 3 963 en 2007

Nombre de visiteurs :
Touristes : environ 1 000 par an

Ile protégée : oui

Statut de protection maritime : Parc national des Quirimbas

Description générale

Ibo, située au large du Mozambique, est l’ancienne capitale de la province des Quirimbas. Elle fut un comptoir marchand pour les Arabes, les Portugais, les Hollandais, les Perses, les Indiens et les Français, comme en témoigne les nombreux vestiges architecturaux. Ibo possède une biodiversité riche, notamment un lagon en très bon état qui abrite encore de nombreuses espèces protégées. Ce patrimoine est malheureusement menacé par une pêche commerciale parfais illégale et une pollution grandissante par les déchets.

Description géographique de l’île

L'île d’Ibo fait partie de l'archipel des Quirimbas. Cet archipel est constitué d'une chaîne de 27 îles dans la province de Cabo Delgado, qui s'étend du nord de Pemba à la frontière avec la Tanzanie. L'île est située à environ 10 km au large des côtes du Mozambique à 80 km de la ville de Pemba.

Contexte socio-culturel

Ibo est reconnue pour la richesse de son patrimoine bâti. Les monuments religieux, commerces, maisons et fortifications, témoignent du syncrétisme architectural entre les cultures portugaises, arabes, indiennes, et la culture traditionnelle Swahili, notamment par la fusion des plans des maisons carrées traditionnelles Swahili (construites en pierre de corail) avec les plans coloniaux.

La culture Swahili et la religion musulmane sont profondément ancrées dans la région et sur Ibo, qui conserve certaines croyances et pratiques traditionnelles.
La population est très jeune – 50% a moins de 14 ans – et subit un taux de chômage élevé. En dehors de l'appareil d'Etat et du tourisme, la plupart des activités économiques sont des activités de subsistance (pêche, agriculture) ou des petites activités commerciales. Il existe quelques lodges qui accueillent des touristes généralement dans une approche eco-touristique.

Activités économiques

L'activité principale est la pêche traditionnelle vivrière. Elle tend à devenir commerciale par l'exportation de poisson, crabes et holothuries congelés ou séchés. On y trouve également une agriculture vivrière de très petite échelle.

La création du Parc National des Quirimbas est liée à la volonté de gérer des conflits d’usages autour des ressources naturelles. Les conflits majeurs sont liés à la déplétion des stocks liée à la surpêche pratiquée par la pêche industrielle et à des conflits directs homme/faune sauvage dans la partie continentale du Parc. Elle répond aussi à la volonté de trouver des nouvelles sources de revenus et des mécanismes de gestion adaptés, pour lutter contre le cercle de pauvreté engagé depuis plusieurs années (notamment en lien avec les problèmes sur les noix de cajou et les noix de coco, qui représentaient les cultures traditionnelles des habitants).
Le tourisme est perçu comme une source de revenus alternative susceptible d’améliorer les conditions de vie des habitants.

Contexte environnemental

La zone est considérée comme particulièrement importante en termes de biodiversité, notamment marine, et fait partie de l’écorégion stratégique marine d’Afrique de l’Est.
Le récif corallien est en très bon état (plus de 48 espèces identifiées), et il y existe une grande diversité d’espèces de poissons, mangroves, herbiers, mollusques et macro-algues (espèces particulièrement remarquables dans les zones intertidales).
La topographie singulière des fonds marins est source de la diversité des habitats. De nombreux dugongs, dauphins, ainsi que des requins et des baleines peuplent la zone.
L’île d’Ibo est un site de nidification pour plus de 700 espèces d’oiseaux, dont 10 d’entre elles sont menacées.

Enjeux spécifiques

Face au contexte évoqué ci-dessus, l’île d’Ibo doit faire face à plusieurs enjeux.
La gestion de l’eau douce avec une salinisation de la nappe et une pollution des puits reste un objectif majeur et si de nombreux projets ont été imaginés ou lancés, le chantier reste à entreprendre pour concrétiser les idées.

La collecte, le tri, le stockage, le recyclage et l’évacuation des déchets sont aujourd’hui un des objectifs majeurs de l’île. En effet, ces déchets ont contaminé certaines ressources en eau, et représentent une menace pour les sols et la biodiversité (marine et terrestre).
Les ressources halieutiques et l’écosystème marin sont aujourd’hui globalement préservés mais menacés par une pêche qui s’intensifie et évolue vers des pratiques moins respectueuses de la biodiversité. L’enjeu pour Ibo est donc d’accompagner cette évolution tout en préservant les ressources halieutiques et le lagon.

Malgré une législation interdisant la construction sur le bord de mer, on assiste à une urbanisation importante et peu maîtrisée du littoral. Faire respecter les réglementations nationales et celles du Parc National représente un enjeu en termes de préservation du paysage et de la biodiversité.

 

C1 15.2Levant

Superficie : 9 km²

Localisation : Sud Est de la France, département du Var

Nombre d’habitants :
A l’année : 92 civils et jusqu’à 250 militaires

Nombre de visiteurs :
Touristes : environ 1 200 à 1 500 personnes par jour en période estivale

Ile protégée : oui

Statut de protection terrestre : aire d’adhésion du Parc national de Port-Cros

Statut de protection maritime : aire maritime adjacente du Parc national de Port-Cros


Description générale

L’île du Levant fait partie de l’archipel des îles d’Or avec Port-Cros et Porquerolles. L’île est occupée à 90% par les militaires. Les 10% restants sont privés, et correspondent au village d’Héliopolis (copropriété) et à la réserve des arbousiers.

L’île étant moins fréquentée que ses voisines, de nombreux oiseaux viennent nicher dans ses falaises et dans les parties forestières. On trouve notamment des puffins et des cormorans.


Description géographique de l’île

La partie civile de l’île est assez pentue, avec, comme point culminant la réserve des arbousiers à 138m. Il y a environ 100 m de dénivelé entre le port et la place du village. L’île dispose de quelques criques avec des plages de sable mais est majoritairement bordée par des rochers.


Contexte socio-culturel

Le village d’Héliopolis a été fondé en 1931 par les frères Durville selon les principes du naturisme en vogue à cette époque. Le village est un domaine privé géré par l'Association Syndicale Libre du Domaine Naturiste d'Héliopolis.

Quelques maisons remarquables, le fort Napoléon et la chapelle ont été répertoriées par la Région comme patrimoine culturel bâti du XXe siècle de la région PACA. Des visites sont organisées à l’occasion des journées européennes du patrimoine.

Au milieu du XIXe siècle, l’Etat autorise la constitution d’une colonie pénitentiaire pour "jeunes détenus acquittés [...] mais non remis à leurs parents", basée à Port Avis, au centre de l'île. Les pensionnaires y sont astreints à une éducation sévère, des conditions de vie sommaires et à des travaux obligatoires, notamment de nature agricoles. Moins d'une vingtaine d'années après son ouverture , la colonie est fermée. En effet, après plusieurs tentatives d'évasion de détenus et une révolte sanglante maîtrisée par l'armée, cette colonie pénitentiaire, affiche le triste bilan de 89 décès sur un millier de pensionnaires environ.

Activités économiques

La plupart des activités économiques sont liées au tourisme (hôtels, restaurants, locations de chambres, locations de canoës, petits commerces)

Officiellement, en plus des résidences hôtelières, l’île abrite un pêcheur, un postier, un policier municipal, un maçon, un plombier et électricien, un boulanger l’été et quelques autres activités qui sont des compléments de revenus (location saisonnière).


Contexte environnemental

Le Levant abrite uniquement une faune de petite taille. On y trouve des chiroptères (murins à oreilles échancrées et minioptères de Schreibers), des petits reptiles (discoglosses sardes, phylodactyles d’Europe, couleuvres de Montpellier et quelques tortues d’Hermann).

Du fait de la faible présence humaine, notamment sur la partie militaire, le Levant est un refuge pour les oiseaux : de nombreux puffins et faucons pèlerins nichent dans les falaises, l’île abrite le seul lieu de nidification de Cormorans huppés du Parc national.

La flore de l’île est composée de forêts de pin et de chêne et de maquis. On trouve également des euphorbes en zone littorale et comme végétation rase, on trouve plusieurs espèces d’intérêt patrimonial comme le genêt à feuilles de lin, des romulées, des orcanettes jaunes, des gaillets minuscules etc.

Autour de l’île, des groupes de cétacés ont été observés, dont des grands dauphins, des dauphins bleus et blancs et quelques cachalots.


Enjeux spécifiques

Le village d’Héliopolis, de par son insularité, son petit nombre d’habitants permanents et son éloignement géographique à la commune d’Hyères, doit faire face à plusieurs enjeux.

Le premier est la gestion des déchets. Le tri des déchets se met en place progressivement : depuis juillet 2017, les habitants trient le verre, le plastique le papier et le carton fin. Les déchets sont compactés, mis dans des bennes puis évacué par bateau par le port militaire. Un projet est en cours pour faire l’acquisition d’un broyeur pour déchets verts.

Chaque habitation dispose d’un système individuel de fosse septique pour l’assainissement. Cependant, le coût d’évacuation des boues étant très élevé, les habitants ne vidangent pas aussi souvent que conseillé. Des mesures sont en cours pour contrôler l’état des fosses septiques et améliorer petit à petit la qualité de l’assainissement dans le cadre du Contrat de Baie.

Le village possède également un patrimoine paysager à préserver et mettre en valeur : ses jardins. Les maisons, à flanc de coteaux, possèdent toutes des jardins en terrasse. Chaque année, une visite d’une partie de ces jardins est organisée, lors de la fête des jardins. Un projet d’aménagement du val de l’Aygade en jardins méditerranéens ouverts au public est en cours, dans le cadre du projet ISOS, sous l’impulsion du Parc National de Port Cros.


Références:

wikipedia

C1 1.2Bolama

 

Superficie : 65 km²

Localisation : Ouest de la Guinée-Bissau, Est de l’archipel des Bijagos

Nombre d’habitants : 10 014

Ile protégée : oui

Statut de protection terrestre : Réserve de la biosphère du programme MAB (UNESCO)

Description générale

Ancienne capitale du pays Bolama est l’île la plus peuplée de l’archipel des Bijagos, devant Bubaque. Elle abrite plus de la moitié des habitants de l’archipel, dont elle est la aujourd’hui capitale régionale. Bolama se caractérise par une bonne richesse biologique, due à l’importante diversité de ses écosystèmes terrestres et marins.

Description géographique de l’île

L’ile de Bolama est l’une des 88 îles composant l’archipel des Bijagos, unique archipel deltaïque de la côte Atlantique africaine (formé par les anciens deltas du Rio Ceba et du Rio Grande), qui s’étend sur près de 10 000 km² au large de la Guinée-Bissau. Il s’agit de l’île la plus proche du continent.

Contexte socio-culturel

La ville de Bolama était autrefois la capitale de la Guinée Bissau (entre 1879 et 1941), la capitale ayant été transférée à Bissau en 1941 pour cause de pénurie d’eau douce. Le centre de Bolama présente de nombreux exemples de l’architecture coloniale ; patrimoine bâti qui malheureusement se dégrade très vite par manque d’entretien.
L’archipel des Bijagos compte au total près de 25 000 habitants, majoritairement de l’ethnie bijago. 22 îles, dont Bolama, sont habitées. L’essentiel des habitants se concentrent dans les villes de Bubaque et Bolama. L’ile de Bolama compte presque la moitié des habitants de l’archipel.

Activités économiques

Les principales activités de l’archipel sont l’agriculture et la pêche. On y pratique la riziculture, l’élevage, l’exploitation de palmiers sauvages, des vergers et l’horticulture. Par ailleurs, la culture d’anacardes (noix de cajou), essentiellement destinée à l’exportation, est particulièrement importante sur l’île de Bolama.
L’essentiel des protéines animales proviennent de coquillages collectés par les femmes sur les vasières et de la pêche. Traditionnellement, le poisson est pêché à l’épervier ou à l’aide de structures en osier ou en pierre qui le retiennent à marée basse.

Contexte environnemental

L’archipel des Bijagos possède une très grande diversité d’écosystèmes : des mangroves associées à des zones intertidales, des vasières, des palmeraies, des forêts sèches, semi-humides et secondaires, des zones de savane côtière, des bandes de sable etc.
Les nombreuses rivières qui drainent l’archipel déchargent des nutriments dans la mer, ce qui justifie la productivité exceptionnelle des zones marines, sites de frayère et de reproduction pour de nombreuses espèces de poissons, de crustacés, de mollusques, de crocodiles du Nil et d’hippopotames.

Enjeux spécifiques

Depuis 20 ans, l’archipel des Bijagos subit de nombreuses pressions et convoitises. Des pêcheurs issus de pays de la zone où les stocks halieutiques sont dégradés y organisent du braconnage, notamment pour prélever des requins à destination des marchés asiatiques, une pratique illégale très rentable.
Des opérateurs touristiques perçoivent le potentiel de ces territoires mais n’intègrent pas nécessairement dans leurs démarches prospectives les facteurs de respect des équilibres environnementaux et sociaux.

La monétarisation de l’agriculture pousse certaines communautés à transformer les espaces traditionnellement réservés aux palmeraies et aux jachères à la culture d’anacardes.
Enfin, le site est convoité par des exploitants pétroliers et des mega projets d’infrastructures qui pourraient bouleverser l’organisation sociale et territoriale de l’île.

Informations complémentaires

http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/5081/

 

C1 10.2Ua Pou

 

Superficie : 106 km²

Localisation : Nord Est de la Polynésie Française, archipel des Marquises

Nombre d’habitants :
A l’année : 2 400

Saisonnier : pas d’informations

Nombre de visiteurs :
Touristes : entre 3 000 et 4 000 par an
Usagers : 1 000 marquisiens pour le festival d’art des Marquises

Ile protégée : partiellement
Statut de protection maritime : aire marine protégée éducative à Hakahetau

Description générale

Ua Pou est la troisième plus grande île de l’archipel des Marquises après Nuku Hiva et Hiva Oa. C’est une île montagneuse qui abrite une biodiversité riche, aussi bien marine que terrestre. L’île est constituée de plusieurs villages, dont Hakahau, le plus étendu, abritant plus de la moitié de la population de l’île. Les insulaires ont une identité culturelle forte, valorisée, entre autres, par le festival d’art des Marquises.

Description géographique de l’île

L’île de Ua Pou est montagneuse et escarpée. Elle est traversée d’une ride montagneuse de pitons basaltiques surplombée par quatre pitons célèbres, dont le plus élevé est le mont Oave, à 1 200m d’altitude. De chaque côté de cette ride se trouvent des arrêtes aux parois vertigineuses.
La partie ouest de l’île possède des vallées étriquées et des baies étroites. La moitié Est de l’île, plus ouverte, est composée de vallées plus larges et de baies profondes.
Le littoral, principalement rocheux, est bordé d’îlots qui rendent l’accès par la mer relativement difficile.

Contexte socio-culturel

On trouve sur l’île de Ua Pou une culture marquisienne forte et très valorisée par ses habitants. On y parle une langue spécifique, inscrite à l’Académie des langues marquisiennes. Ua Pou possède plusieurs danses traditionnelles, dont le haka et la danse de l’oiseau. Les arts traditionnels les plus connus, et même partout dans le monde, sont sans aucun doute la sculpture et les tatouages.
Tous les deux ans se tient le festival d’Art des Marquises, dans lequel Ua Pou occupe une place importante.
On trouve sur l’île de Ua Pou un taux de chômage élevé, surtout chez les jeunes.

Activités économiques

L’artisanat est une des principales activités de l’île : sculpture sur bois, pierre fleurie, os, confection de colliers de perles et de coquillages, couture, vanneries, tatouage... 40 artisans se sont regroupés au sein d’une fédération et exposent dans un centre artisanal communal.
On y compte une quinzaine de pêcheurs, dont l’activité est extensive, non exportée et diversifiée (thons, langoustes, bonites, ...). Une coopérative de sept pêcheurs professionnels a vu le jour et a permis l’achat de nouveaux matériels.
Une cinquantaine d’agriculteurs possède de petites exploitations. Ils produisent du miel, des fruits (et peu de légumes), des noni, des produits transformés (confitures, sirop de gingembre, chutney, ...) et ont quelques élevages. Ua Pou exporte environ 230 tonnes de fruits par an.
Le tourisme s’élève à une centaine de touristes une à deux fois par mois. Ce secteur économique n’est pas une source de revenu prioritaire.
Contexte environnemental :

Enjeux spécifiques

 

C1 24.2Zlarin

Superficie : 8,19 km²


Localisation : Ouest de la Croatie, Comté de Šibenik

Nombre d’habitants :
A l’année : 270

En Saison estivale : 2 000

Ile protégée : non


Description générale

Zlarin est une île de la côte croate à l’environnement préservé. Les voitures ne peuvent circuler sur l’île et la faible urbanisation très concentrée autour du port, a permis de conserver de grands espaces naturels.

La culture insulaire tourne autour du corail rouge, un artisanat, valorisé au sein du musée du patrimoine de l’île, qui a fait la réputation de Zlarin.


Description géographique de l’île

Le relief de l’île est composé de deux chaînes de collines de calcaire dolomitiques parallèles. Entre ces chaînes, on trouve une zone plus plate, appelée Polje, qui descend vers le Nord-Ouest de l’île, où elle s’élargie pour former la baie, autour de laquelle est installé l’unique village de l’île. Le point culminant de l’île, Keplac, est à 169m d’altitude.

Le littoral est composé de criques faciles d’accès, sauf sur la partie Sud de l’île, où l’on trouve de petites falaises, exposées aux vagues.


Contexte socio-culturel

Située à l’entrée du canal de Šibenik, Zlarin offre un abri idéal aux marins de la mer Adriatique. Cette situation lui a donné une importance stratégique au XVII et XVIIIe siècle, lors des conquêtes ottomanes. Elle connut alors une grande aire de prospérité qui se poursuivit jusqu’au début du XXe siècle.

Il subsiste de cette période de prospérité des vestiges des fortifications ottomanes mais également l’église, construite au XVIIe siècle et des villas du XIXe qui étaient les résidences secondaires de riches familles de Šibenik.

L’île a aujourd’hui perdu de son rayonnement : économie insulaire peu dynamique, exode des populations insulaires... Des phénomènes qui laissent entrevoir un problème démographique (moyenne d’âge de plus en plus élevée).


Activités économiques

Traditionnellement, l’île est connue pour l’exploitation du corail rouge et de l’éponge. On y pratiquait également la pêche et l’agriculture (plus particulièrement l’oléiculture et la viticulture).

Aujourd’hui, l’agriculture est en perte de vitesse et le tourisme est perçu comme une opportunité qui permettrait à l’île un nouveau développement. Dans ce cadre, un projet de grand musée du corail est en cours de développement dans une phase d’étude de faisabilité.


Contexte environnemental

Le village n’occupe qu’environ 6% de la surface de l’île, ce qui permet une grande surface d’espace naturel. Cet espace est habillé d’une forêt dense, de pins et de cyprès. On trouve également d’autres espèces typiques de la garrigue méditerranéenne, comme les figuiers, les oliviers, le romarin, etc.


Enjeux spécifiques

Zlarin, de par sa situation économique actuelle, a su préserver son environnement et son littoral, évitant une urbanisation anarchique. L’enjeu actuel est de continuer à les préserver tout en développant des activités économiques nouvelles et durables, pour permettre à la population insulaire de retrouver une dynamique de développement locale.


Références

 

C1 13.2Lavezzi


Superficie :
environ 2 km² au total. Cavallo : 1,1 km². Lavezzu : 0,64 km².

Localisation : Sud de la Corse, bouches de Bonifacio

Nombre d’habitants :
A l’année : 300 sur Cavallo
En saison estivale : 1 500 sur Cavallo l’été

Nombre de visiteurs :
Touristes : 44 000 par an

Ile protégée : oui
Statut de protection terrestre : Site d’importance communautaire (SIC), Zone de protection spéciale (ZPS), Aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne (ASPIM)
Statut de protection maritime : réserve naturelle des bouches de Bonifacio (sauf Cavallo)

Description générale :

A l’extrême sud de la Corse, à environ 2 km de Bonifacio, se trouve l’archipel des Lavezzi. Il est constitué de deux îles principales (Lavezzu et Cavallo), de 34 îlots et très nombreux récifs qui en font un endroit particulièrement dangereux pour la navigation.
L’île Lavezzu est gérée par l’Office de l’Environnement de la Corse, dans le cadre de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio. Seule l’île de Cavallo (Cavaddu) est habitée à l’année.
Cet archipel, à la végétation aride, est particulièrement remarquable pour abriter les sites de nidification d’oiseaux comme le puffin cendré ou le cormoran de Méditerranée.

Description géographique de l’île :

L’île Lavezzu, tout comme les petits îlots alentour, est de faible altitude : son point culminant est à 40m et est entourée de hauts fonds (bathymétrie : 20m). Elle est composée de dômes et chaos granitiques, des petits espaces terreux habillés de pelouses et des petites plages sur le pourtour. La côte est très découpée et est dans la continuité des récifs qui affleurent.
L’île de Cavallo, est également plate : son altitude maximale est de 32m. On y trouve quelques falaises et chaos granitiques en boules, creusées de cavités appelées « tafoni », sur un socle varisque. Le sol sur lequel pousse la végétation est très riche en sable et peu épais. Les côtes sont également très découpées, majoritairement rocheuses avec quelques plages de sable.

Contexte socio-culturel :

Les îles Lavezzi sont aujourd’hui essentiellement fréquentées par les touristes estivants. Les deux îles principales sont desservies depuis Bonifacio par des navettes régulières durant l’été. Beaucoup de plaisanciers se rendent par leurs propres moyens sur ces îlots.
L’île de Cavallo, la seule île de l’archipel habitée à l’année, est exclusivement fréquentée par les propriétaires de l’île.
On retrouve sur plusieurs îlots de l’archipel des vestiges romains et des épaves. Dans le monde de la navigation, cet archipel des Bouches de Bonifacciu est connu pour être un des endroits les plus dangereux de Méditerranée, car beaucoup d’écueil effleurent. Dès l’Antiquité, les romains ont exploité l’archipel en y prélevant du granite. L’extraction minière s’est rapidement arrêtée, mais entre 1872 et 1874 le granite a été utilisé pour édifier le phare des Lavezzi.
Il y a quelques siècles, des bergers se rendaient sur ces îles avec leurs troupeaux, mais il n’existe plus d’activités agricoles aujourd’hui dans les Lavezzi.

Contexte environnemental :

A l’exception de Cavallo, les îles Lavezzi ne sont pas urbanisées. Sur Lavezzu, on trouve un édifice religieux, un phare, et un petit port où les plaisanciers peuvent débarquer. L’île de Cavallo est plus bâtie, il y a une piste d’atterrissage (en déshérence) et plus d’une centaine de villas luxueuses reliées par des routes. On y trouve aussi quelques constructions non finis et de nombreuses zones d’abandon de matériaux.
Cet archipel est protégé, notamment comme site majeur pour la conservation du Cormoran huppé de Méditerranée (Phalacrocorax aristotelis) et des Puffins cendrés (Calonectris diomedea) (environ 40% de la population nicheuse nationale). Il s’agit aussi d’un site très important pour le passage, le stationnement, et l’alimentation du Puffin yelkouan (Puffinus yelkouan).
L’île Lavezzu est parsemée de garrigue côtière avec une association remarquable de Thymeleo et Helichrysitum.
Les espaces marins de l’archipel sont essentiellement constitués d’herbier de posidonie en très bon état.

Enjeux spécifiques :

La gestion des déchets sur l’île de Lavezzu est aujourd’hui en cours d’évolution, avec la conduite d’une expertise pilote « objectif zéro déchets » dans la cadre du projet ISOS. De par la fréquentation touristique estivale, cette action doit être accompagnée d’une forte campagne de communication et de sensibilisation des visiteurs à cette thématique.
Le patrimoine bâti de l’île, notamment la chapelle de Santa Maria, est aujourd’hui en mauvais état et par conséquent peu valorisé. Pour y remédier, un chantier de jeunes bénévoles doit restaurer la chapelle au cours des prochaines années.

Références :

http://www.oddc.fr/modules.php?name=becmsOrgDirectory&sop=viewActeur&actid=18

 

C1 9.2Santa Luzia

 

Superficie : 34 km² pour Santa Luzia

Localisation : Nord du Cap-Vert, à 450 km à l’Ouest du Sénégal

Nombre d’habitants : 0

Nombre de visiteurs :
Usagers : environ 20-30 pêcheurs traditionnels par semaine en basse saison et jusqu’à 80 en été

Ile protégée : oui
Statut de protection marine : AMP partielle autour Santa Luzia

Description générale 

L’île de Santa Luzia et ses deux satellites, Branco et Raso, font partie de l’archipel du Cap-Vert. Ces trois îles sont désertes, et fréquentées majoritairement par les pêcheurs qui vivent dans les îles voisines. L’AMP est très importante pour les populations locales car elle représente une source de revenus majeure dans un contexte de chômage important.
Malgré leur aridité, on trouve sur ces îles une grande diversité d’espèces terrestres et marines endémiques (26 espèces d’oiseaux dont 6 sont endémiques).

Description géographique de l’île

L’ile de Santa Luzia est la plus petite île du Cap Vert. Elle présente les restes d’un appareil volcanique dont le cratère principal correspondrait à la grande baie orientée au Nord. Montagneuse et escarpée, l’île est principalement constituée de manteaux basaltiques, en alternance avec du tuf et des pyroclastes. A l’extrémité Sud, un autre appareil volcanique a donné naissance à un plateau basaltique partiellement recouvert de dunes. De nombreuses formations calcaires sont dispersées sur l’ensemble de l’île ; la présence de certains fossiles témoigne d’une possible origine marine.

Contexte socio-culturel

Le manque d’eau n’a pas permis aux populations de s’installer sur l’île, malgré des débuts d’activités agricoles et d’extraction d’orseille (pourpre française).
Aujourd’hui, Santa Luzia est fréquentée essentiellement par des pêcheurs issus de communautés rurales des îles voisines (Sao Vicente, Santo Antao, Sao Nicolau).
Le contexte social de la réserve est lié directement aux communautés de pêcheurs qui utilisent cette aire protégée. Le niveau d’éducation ne dépasse guère l’éducation minimum du pays. Cela contribue à expliquer le fort taux de chômage, surtout chez les jeunes (l'île de São Vicente a l'un des taux les plus élevés du pays, environ 23%).
On estime que 6 443 personnes dépendent directement ou indirectement des ressources halieutiques de l’AMP de Santa Luzia. 16% d’entre eux sont des pêcheurs artisanaux.

Activités économiques

Le principal secteur économique est la pêche traditionnelle. La direction nationale de l’environnement estime que le revenu mensuel d’un pêcheur est d’environ 195 euros. Cette source de revenus est souvent complétée par de l’élevage, du commerce ou par l’envoi de fonds par les travailleurs ayant immigré.
Le tourisme est perçu comme un secteur à fort potentiel pouvant améliorer la situation des communautés mais il n’y a pas eu de plan stratégique pour l’exploitation touristique de la réserve pour l’instant.

Contexte environnemental

Sur les trois îles, la végétation herbacée domine pour cause de forte aridité ; seuls survivent quelques espèces de graminées, quelques espèces arbustives et une seule espèce arborée (sur l’île de Santa Luzia uniquement) : Prosopis Juliflora.
De par leur place unique dans l’océan Atlantique, les eaux entourant Santa Luzia, Branco et Raso sont un lieu de reproduction privilégié pour de nombreuses espèces marines, dont la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae) et de nidification pour la tortue Caouanne (Caretta caretta). On y trouve également une grande diversité de poissons (environ 88 espèces de 36 familles différentes).
La faible présence de l’Homme fait de ces îles un habitat de choix pour certaines espèces. On y trouve un taux d’endémisme intéressant : le puffin du Cap-Vert (Calonectris edwardsii), l'alouette de Razo (Alauda razae), le phaéton à bec rouge (Phaeton aethereus) et le fou brun (Sula leucogaster).

Enjeux spécifiques

Les déchets échoués sur les plages et les invasifs (rats et chats) représentent une menace pour la ponte des tortues et la nidification des oiseaux marins. Des campagnes de nettoyage et de gestion ont été menées mais les résultats ne sont pour le moment pas assez satisfaisants.
La pêche étant la source de revenue principale des populations voisines, un des enjeux est de protéger cet espace en préservant les ressources halieutiques et d’accueillir dans des campements structurés les pêcheurs qui restent quelques jours sur l’île.

 

SIFNOS2

Superficie : 73,2 km²
Localisation : Ouest des Cyclades, Grèce

Nombre d’habitants :
A l’année : 2 442

Nombre de visiteurs :
Touristes : 85 000

Ile protégée : oui

Statut de protection terrestre : la partie centre-ouest de l’île est zone Natura 2000


Description générale

Sifnos, une île des Cyclades, est connue pour ses villages pittoresques et ses paysages magnifiques. Son activité économique, majoritairement tournée vers le tourisme, profite d’un patrimoine naturel, historique et paysager exceptionnel.


Description géographique de l’île

Sifnos est une île montagneuse, dont le point culminant, au centre de l’île, est à 682m d’altitude. L’île est composée de petites vallées arborées – entre les arrêtes montagneuses – et d’un littoral très découpé, formant des baies et petites criques.

Le sol, de nature très rocheuse dans les parties montagnardes, permet uniquement la présence de petits arbustes. C’est la présence d’anciennes restanques, aujourd’hui à l’abandon, qui a permis le développement de la végétation. Seul un petit nombre de parcelles est encore cultivé, principalement sur les hauteurs.


Contexte socio-culturel

L’île a été habitée dès l’Antiquité, comme en témoigne de nombreux vestiges. Sifnos connut une période faste grâce aux mines d’or et d’argent. Au Moyen-âge, on y érige le monastère du Prophète-Elie. Par la suite l’île sera tantôt Italienne, tantôt Ottomane.

Elle est finalement rattachée à la Grèce en 1832, avec les autres îles des Cyclades. A cette période, l’île exploite le minerai de fer : il est tiré des mines puis transporté par chemin de fer et funiculaire jusqu’au port de Kamarès et Faros où il est envoyé pour être transformé et utilisé.


Activités économiques

L’activité principale est le tourisme, l’île étant très réputée pour sa gastronomie et ses poteries. L’importance du secteur primaire dans l’économie est en diminution constante mais la pêche, l’élevage et l’agriculture persistent.


Contexte environnemental

On trouve à Sifnos, et notamment dans la zone Natura 2000 de nombreuses espèces protégées.

Le littoral sous-marin abrite plusieurs herbiers de posidonie (posidonia oceanica), qui regorgent de poissons.

La flore de l’île se caractérise par des espèces arbustives comme les pistachiers ou les genévriers de Phénicie (espèce protégée) et d’espèces résistant à la sècheresse comme le thym, la sauge etc. On trouve également sur le littoral des lys de mer, une espèce également protégée.

En termes d’avifaune, plus de 35 espèces ont été recensées sur l’île.


Enjeux spécifiques

Un coopérative civile, "Energy and Development Cooperative of Sifnos Coop. Ltd." A été crée en 2013 afin de promouvoir un projet d’autonomie énergétique de l’île à travers un réseau d’éoliennes et de pompes pour remonter de l’eau dans un barrage hydroélectrique.
Au delà de ce projet qui est en cours de recherche de financements (37M€), la coopérative s’investit aussi dans la promotion d’actions citoyennes comme la réduction de l’usage des sacs plastique et la valorisation des produits locaux.

Références

http://sifnosislandcoop.gr/en/index.html#actions

 

C1 12.2CapraiaSuperficie : 19 km²

Localisation : mer Tyrrhénienne, au large des côtes toscanes

Nombre d’habitants :
A l’année : 150
En saison touristique: 360

Ile protégée : oui
Statut de protection terrestre : 80% de l’île fait partie du cœur du Parc national de l’archipel Toscan et est classé Zone de protection spéciale (ZPS)
Statut de protection maritime : 80% des eaux limitrophes font partie du Parc national de l’archipel Toscan

Description générale :

Troisième île du Parc National de l’archipel Toscan et la plus éloignée du continent italien, Capraia est plus proche du Cap Corse que de l’Italie. Il s’agit de la seule île d’origine volcanique du Parc. Elle possède de grandes richesses biologiques, du fait de la grande surface non urbanisée de l’île.
Les habitants de Capraia vivent du tourisme, de la pêche, de l’agriculture traditionnelle et de l’aquaculture.

Description géographique de l’île :

Capraia est la troisième île de l’archipel toscan en termes de superficie (après Elbe et Giglio). Cette île est située dans la mer Ligure à 15 miles nautiques du Cap Corse et 30 de la côte italienne, elle culmine à plus de 400 m d’altitude.
D’origine volcanique, elle est essentiellement couverte d’une végétation méditerranéenne buissonnante (maquis) et de quelques arbres (pin maritime et chêne).

Contexte socio-culturel :

L’île était interdite d’accès jusqu’en 1986, car elle abritait une prison. Les prisonniers y cultivaient la terre. Cette prison, aujourd’hui en ruine, se situe au Nord de l’île. On peut s’y rendre à pied depuis le port. Les terrasses et les systèmes d’irrigation utilisés alors ont été laissés à l’abandon et leur état se dégrade.
On note la présence de plusieurs tours génoises disséminées sur l’île et plus ou moins entretenues. La tour la plus proche du village sert de lieu d’exposition pour un artiste insulaire.

Activités économiques :

Capraia vit essentiellement du tourisme estival (plaisanciers et randonneurs) mais la pêche et l’aquaculture tiennent toujours une place importante dans l’économie locale. Il existe une ferme aquacole, qui embauche environ une dizaine de personnes à l’année.
La plupart des produits de consommation sont importés de Livourne via les ferries. Certains habitants se rendent sur le continent de façon hebdomadaire ou mensuelle. Plusieurs familles vivent sur l’île et les enfants peuvent y être scolarisés jusqu’à 14 ans.

Contexte environnemental :

Seuls deux espaces sont urbanisés (le port et le village) et représentent moins de 10% de la surface de l’île. L’agriculture est aujourd’hui peu présente : il existe deux petites parcelles de vignes, et une ferme qui compte quelques vaches. Ainsi, presque 90% du territoire est un espace naturel.

Les fonds marins entourant Capraia sont essentiellement des herbiers de Posidonie et des rochers immergés. L’île est une zone de nidification pour des espèces d’oiseaux rares tels que le cormoran huppé (Phalcrocorax aristotelis desmarestii), le goéland d’Audouin (Larus audouinii), le puffin cendré (calonectris diomedea), le faucon pèlerin (Falco peregrinus), deux espèces de fauvettes (Sylvia sarda et Sylvia conspicillata) et le Venturon montagnard (Serinus citrinella corsicana).

Capraia abrite également deux espèces de reptiles menacées : le Phyllodactilus europaeus et Hyla sarda (espèce endémique de Corse, Elbe et Capraia).

Enjeux spécifiques :

Malgré un espace naturel très préservé du fait de la faible urbanisation de l’île et de la déprise agricole, la gestion des déchets, de l’énergie et la valorisation du patrimoine restent des enjeux importants pour Capraia.

L’éloignement de l’île par rapport au continent constitue un défi pour la gestion autonome et durable de l’énergie et des déchets. C’est pourquoi, dans le cadre du projet ISOS, deux actions majeures ont été initiées: une étude de faisabilité pour les économies d’énergie par le remplacement des points lumineux publics par des systèmes à basse consommation ; et l’installation pilote de structures pour la production d’énergie solaire.

Dans ce même projet, une campagne de sensibilisation au tri sélectif des déchets sera également menée.
Le patrimoine historique des pressoirs à raisins de l’île est en mauvais état et doit être restauré afin d’être préservé et mis en valeur.

Références :

http://www.parks.it/parco.nazionale.arcip.toscano/

PRINCIPE2

Superficie : 142 km²

Localisation : Sao Tomé et Principe, Golfe de Guinée

Nombre d’habitants : 7 542

Nombre de visiteurs :
Touristes : 700 par an

Ile protégée : oui
Statu de protection terrestre : parc naturel sur les côtes sud-ouest. Réserve de Biosphère.
Statut de protection maritime : parc naturel qui comprend la partie marine. Réserve de Biosphère.

Description générale

L’île de Principe, située dans le golfe de Guinée, fait partie de l’archipel de Sao Tomé et Principe. Elle se caractérise une biodiversité riche et diverse (cétacés, mollusques, oiseaux, forêt tropicale humide, etc.).
La population sur place vit majoritairement de la pêche et de l’agriculture. Un des enjeux de l’île est donc de préserver les ressources halieutiques de la pollution aux déchets afin de permettre aux habitants de conserver leurs moyens de subsistance.

Description géographique de l’île

L’ile de Principe appartient à l’archipel de Sao Tomé & Principe. C’est l’une des trois îles d’origine volcanique du Golfe de Guinée et la plus ancienne de ce groupe, puisqu’elle a été formée il y a 31 millions d’années. Elles sont situées à 300 km des côtes gabonaises.
Le Nord de l’île est plutôt plat et le Sud est escarpé, avec une chaine de montagnes composée de plusieurs sommets phonolithiques entre 500 et 948 m d’altitude, semés d’îlots de jungle primaire. Les différences géomorphologiques et de terrain entre les deux zones de l’île influencent la distribution des différents écosystèmes de l’île.
L’ile est reliée la capitale Sao Tomé par un vol journalier et par bateau de manière plus irrégulière.

Contexte socio-culturel

La densité de population est plus faible que pour l’ensemble du pays (52hab/km² contre 200 pour le pays), l’âge moyen y est également plus élevé (22 ans à Principe contre 16) et le taux de chômage y est plus faible (7,5% à Principe contre 20,5 pour l’ensemble du pays).
Il existe un patrimoine bâti historique, héritage du passé colonial de l’île, ainsi qu’un important patrimoine culturel : musique, danse, gastronomie, manifestations religieuses etc.
Les bâtiments coloniaux du XVIIe siècle de Santo Antonio, aussi bien que les « roças », anciennes fermes disséminées dans l’île constituant de véritables petites villes, sont susceptibles d’être valorisées au sein d’initiatives d’écotourisme. Le Centre Culturel de Principe accueille de nombreux projets de recherche dans les domaines de l’anthropologie, la littérature, l’ethnographie et l’archéologie.

Activités économiques

La pêche et l’agriculture sont les activités principales. La pêche reste majoritairement pour la consommation de l’île (il n’y a pas de chaîne du froid).
Les activités agricoles sont principalement des activités de subsistance, le surplus étant revendu sur les marchés locaux. Sur Principe, on cultive le cacao, le café, le coco, le coprah et les fruits. Il existe quelques produits transformés, tels que le poisson séché, les bananes frites, le vin de palme et le « cacharamba » (rhum de canne local).
Le développement touristique est restreint, principalement dans le secteur de la capitale Santo Antonio.

Contexte environnemental

L’île abrite une forêt dense tropicale humide, qualifiée de refuge de biodiversité d’Afrique de l’Ouest, en raison de la valeur et de la diversité des espèces végétales et des écosystèmes qui la composent (forêt tropical primaire, forêt ombragée, mangroves, zones côtières, habitats ripicoles des plaines). La forêt de Sao Tomé est considèrée parmi les 200 écorégions les plus importantes du monde en termes de biodiversité.
Un fort taux d’endémisme est observé pour la faune et la flore, en particulier concernant les plantes vasculaires, les insectes (Carabidea et Cerambycidea), les mollusques terrestres, les oiseaux, les reptiles et les chauves-souris.
La faune marine est également exceptionnellement riche et variée : poissons, cétacées, tortues marines, mollusques, coraux, crustacés et échinodermes.
Par ailleurs, les îlots environnants tels que l’îlot Bom Bom et l’îlot Boné de Joquéi abritent une grande variété d’oiseaux.

Enjeux spécifiques

D’un point de vue environnemental, Principe doit aujourd’hui faire face à l’extraction non contrôlée de sable sur le littoral, qui accélère l’érosion côtière et met en danger la biodiversité autant que toutes les activités humaines présentes sur les côtes.
Par ailleurs, la gestion des déchets, et notamment des bouteilles plastiques, est cruciale puisqu’ils sont très rapidement évacués dans la mer par les eaux pluviales. Une campagne de sensibilisation et de distribution de bouteilles en aluminium, à l’initiative des acteurs locaux avec l’appui de l’UNESCO, a déjà eu lieu mais elle n’est pas suffisante pour enrayer complètement le rejet des déchets dans l’océan.

 

SAZANISuperficie : 5,7 km²

Localisation : Ouest de l’Albanie, Commune de Vlora

Nombre d’habitants :
A l’année : quelques militaires

Nombre de visiteurs :
Touristes : Aucun car l’île n’est officiellement pas ouverte au public

Ile protégée : oui

Statut de protection maritime : Aire Marine Protégée de Karaburun/Sazan


Description générale

Sazani est la plus grande île d'Albanie, bénéficiant d'une situation stratégique à l'entrée de la baie de Valona (sur laquelle donne la ville de Vlora). Cette situation à la frontière entre Adriatique et mer Ionienne, a fait de l’île un site occupé dès l’Antiquité.

Aujourd’hui délaissée par les militaires, mais restant un site de l’OTAN, après de nombreuses années d’occupation pour contrôler le passage en mer Adriatique, l’île est au cœur d’un projet écologique d’ouverture contrôlé au public. Son patrimoine historique et environnemental fait de Sazani une île remarquable.


Description géographique de l’île

L’île s’étend sur 4,8 km de long Nord-Sud et 2 km de large Est-Ouest. Elle est située à 5,6 miles nautiques de la ville de Vlora.


Contexte socio-culturel

Située à un carrefour de la Méditerranée, entre la mer Ionienne et la mer Adriatique, l’île de Sazani a été occupée dès l’Antiquité pour des raisons militaires. On y trouve des traces d’occupations Romaines et Grecques.

Plus tard, l’île est successivement occupée par les militaires Grecs, Italiens, Russes et Albanais. Ces occupations ont donné lieu à la construction d’infrastructures imposantes, générant de nombreux impacts (impact visuel, fragmentation des habitats, érosion, introduction d’espèces invasives étrangères...).

L’île reste uniquement accessible après obtention d’une autorisation de Ministère de la défense et de la Police aux frontières. L’accès est rendu possible grâce aux pêcheurs locaux ou à quelques bateaux de promenade.


Activités économiques

Tiraillée entre ouverture contrôlée et fermeture pour raisons militaires, l’île pourrait devenir un point d’attrait touristique majeur pour la cité balnéaire de Vlora. Des visites à la journée encadrées par des eco-guides et l’activité nautique générée par les bateaux de promenade pourraient constituer des revenus touristiques complémentaires pour la région. La visite des anciennes installations militaires et la valorisation du passé historique de l’île constituent des attraits majeurs.

Un projet de centre de recherche océanographique complète le plan de gestion qui a été validé par les plus hautes autorités albanaises (Premier Ministre).


Contexte environnemental

On trouve sur l’île une grande diversité d’espèces, notamment en termes de flore. On note la présence d’une espèce endémique (Limonium anfractum) et 3 espèces sous-endémiques.

L’île propose également une grande diversité d’habitats, dont d’importantes communautés végétales installées sur les falaises et les côtes rocheuses.

Sazani est fréquentée par l’hirondelle rousseline et plusieurs espèces rares d’oiseaux (hibou grand-duc, engoulevent). On explique la présence de ces espèces par la richesse des habitats et la présence d’une population importante de lapins et rats.


Enjeux spécifiques

La possibilité d’ouverture au public de l’île est actuellement un enjeu prioritaire pour l’île, qui pourrait être l’occasion d’ouvrir des chantiers de fouilles archéologiques afin d’en apprendre plus sur son histoire et de valoriser ce patrimoine.

La bonne gestion des déchets abandonnés par les militaires et les potentiels déchets générés par les touristes restent un des axes de gestion durable retenu par le gestionnaire, l’Agence Nationale du Littoral d’Albanie.


Références

 


Superficie :
5,9 km²

Localisation : Nord-Est de la Sardaigne

Nombre d’habitants :
A l’année : moins de 100

Ile protégée : oui

Statut de protection maritime : Aire Marine Protégée (AMP) de Tavolara Punta Coda Cavallo, Zone de protection spéciale (ZPS)

Description générale :

Tavolara est une île Sarde connue pour ses belles falaises calcaires, uniques en Europe. Cette île de 6 km de long est située dans le golfe d’Olbia, à moins de 2 miles nautiques de la côte au Nord Est de la Sardaigne. Au Sud de l’île se trouve l’île de Molara.

90% de son territoire est naturel et sauvage. On y compte moins de 100 habitants, qui vivent principalement du tourisme.
Au XIXe siècle, le roi de Sardaigne aurait fait de Tavolara un royaume, désignant pour roi l’unique habitant de l’île. Aujourd’hui encore, ses descendants de lignée « royale » possèdent une partie de Tavolara. L’île est intégrée à l’Aire marine protégée de Tavolara Punta Coda Cavallo.
Description géographique de l’île :
L’île de Tavolara est d’origine sédimentaire et essentiellement composée de calcaire. Elle culmine à 565 m de haut. La partie centrale de l’île se compose de falaises blanches qui font sa renommée. Elle possède deux presqu’îles : une au Nord-Est, de 900 m de long, et une au Sud-Ouest, de 800 m, relativement plate et dotée de grandes plages.

Contexte socio-culturel :

On raconte qu’en 1836, le roi Charles Albert de Sardaigne donna l’île au berger Giuseppe Bertolenoni et le proclama roi. Cette île devint ainsi le plus petit royaume du monde. Tavolara resta un royaume jusqu’en 1934. Aujourd’hui les descendants de cette famille royale sont les seuls à avoir une propriété privée sur l’île et l’autorisation d’y exploiter des restaurants.
En 1962, l’OTAN installe une station radio à Tavolara, la quasi-totalité de la population quitte alors l’île.

Activités économiques :

L’île vit essentiellement du tourisme. On y trouve deux restaurants, tenus par les descendants de la famille royale de Tavolara.

Contexte environnemental :

La principale caractéristique naturelle de l’île de Tavolara est paysagère : il s’agit des grandes falaises calcaires de plus de 500m uniques en Méditerranée. Ces falaises abritent une flore endémique telle Asperula deficiens, la doradille de Pétrarque (Asplenium petrarchae subsp. Petrarchae) et une espèce de garrigue (Centaurea horrida).
On trouve aussi à Tavolara quelques espèces d’oiseaux marins menacés tels que le puffin cendré (Calonectris diomedea), la sterne pierregarin (Sterna Hirundo), le goeland d’Audouin (Larus audouinii). Il est aussi important de noter la présence majeure de Puffin de Méditerranée (Puffinus yelkouan) sur la partie Ouest de l’île et de l’Aigle royal (Aquila chrysaetos).
Les territoires marins environnant l’île sont essentiellement constitués d’herbiers de Posidonie et de de phanerogames marins.

Enjeux spécifiques :

A l’heure actuelle, plusieurs projets sont en cours, portés par le très actif gestionnaire de l’île, présidé par un consortium qui a pour objectif de préserver le patrimoine de l’île.
Dans le cadre du projet ISOS, les gestionnaires ont choisi une approche « zéro impact » ; avec de nombreuses actions en matière de gestion de l’énergie, la création d’un point de tri sélectif pour les déchets accompagné de multiples campagnes de sensibilisation.

Afin d’utiliser au mieux les panneaux photovoltaïques déjà installés sur l’île, il est prévu de construire un réseau électrique pour les relier, et d’y ajouter une micro éolienne pour améliorer l’indépendance de l’île en termes d’énergies.
Les enjeux patrimoniaux ne sont pas laissés de côté, les anciens fours, aujourd’hui en ruine, font l’objet d’un projet de restauration et de valorisation, avec en plus l’aménagement d’un sentier.

Références :

www.amptavolara.com/home-page/

 

C1 7.2Port Cros
Superficie
: 7 km²

Localisation : Sud Est de la France, département du Var

Nombre d’habitants :
A l’année : 30

Nombre de visiteurs :
Touristes : 300 000 par an environ

Ile protégée : oui
Statut de protection terrestre et marine : cœur du Parc national de Port-Cros

Description générale

L’île de Port-Cros fait partie de l’archipel des îles d’Or, avec l’île de Porquerolles et du Levant. Moins habitée et plus sauvage que ses voisines, elle possède l’un des plus beaux sites de plongée de Méditerranée. Elle est bordée de trois îlots satellites : Bagaud, la Gabinière et Rascas, qui ont été classés en 2007 réserve intégrale.
Port-Cros est le premier Parc national français terrestre et marin. Il a été créé en 1963, avec l’appui d’André Malraux, Ministre de la Culture de cette époque. Une partie de l’île a été acquise par le Conservatoire du littoral et est gérée intégralement par le Parc national de Port-Cros.
Habitée l’hiver par une trentaine de personnes seulement, Port-Cros est un exemple typique de forêt méditerranéenne, où myrtes, lentisques, arbousiers bruyères et oliviers atteignent des dimensions exceptionnelles.

Description géographique de l’île

Port-Cros, plus petite île des trois îles d’Hyères, est la moins urbanisée avec seulement 30 habitants à l’année.
Cette île est beaucoup plus montagneuse que ses voisines à cause d’un ancien mouvement géologique. Ainsi, on trouve au Sud des falaises qui plongent dans la Méditerranée et, au Nord, des plaines et petites vallées entourées de chaînons qui forment des baies lorsqu’elles rencontrent la mer.

Contexte socio-culturel

Tout comme ses deux voisines, l’île de Port-Cros a connu une intense activité à la période Antique, comme en témoignent les épaves qui font le bonheur des plongeurs. Exploitée pour son intérêt stratégique militaire, Port-Cros voit des forts et fortifications s’ériger (Forts de l’Estissac et de l’Eminence, Tour de Port-Man). L’île conserve un intérêt militaire jusqu’à la Seconde guerre mondiale, où s’installe alors une division allemande.

Activités économiques

A l’heure actuelle, une partie de l’île appartient au Conservatoire du littoral et est gérée par le Parc national de Port-Cros. Située en « cœur de Parc » ses activités y sont très règlementées.
Les habitants vivent principalement du tourisme, avec quelques petits commerces, des hébergements et de la restauration. L’activité portuaire est gérée directement par le Parc National.

Contexte environnemental

Port-Cros abrite une biodiversité rare et variée, protégée et souvent endémique. L’île est plus verte que Porquerolles, car, contrairement à cette dernière, elle dispose de sources d’eau.
On y trouve plus de 180 espèces d’oiseaux, dont 30 espèces nicheuses (mésanges, pinsons, fauvettes, rossignols etc.), des rapaces diurnes (faucons, petits ducs), des oiseaux de haute mer (puffins) et des oiseaux migrateurs (huppes, bondrée, etc.). Tout comme à Porquerolles, il y a des espèces d’amphibiens (discoglosse sarde, phyllodactyle), de reptiles, de chauves-souris, d’insectes et de petits mammifères.
Par ailleurs, l’île est habillée d’une forêt de chênes verts et de maquis haut, à l’ombre des Pins d’Alep. On trouve sur le littoral ensoleillé des oliviers sauvages et des pistachiers.

Enjeux spécifiques

Port-Cros est une île où le risque d’incendie est élevé, du fait de la sècheresse de la végétation et des vents violents.
L’équilibre entre la préservation de son écosystème et l’accueil touristique est délicat et est l’enjeu majeur de sa gestion.
Enfin, les restanques, témoins de l’ancienne activité agricole sur l’île, ne sont plus entretenues et tendent à disparaître. Un vaste projet de restauration est en cours.

Références

http://www.portcrosparcnational.fr/

http://www.conservatoire-du-littoral.fr/

 

SMILO SMILO

SMILO
Sustainable Islands

Bastide Beaumanoir
3 rue Marcel Arnaud
13100 Aix en Provence

Tél. 04 42 91 64 22
secretariat@smilo-program.org

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